Disponible uniquement sur 3DS,
Disney Magical World est donc une simulation de vie à la
Animal Crossing qui se déroule, comme son nom l'indique, dans l'univers
Disney, avec tout ce que ça comporte de personnages et décors spécifiques. Toutefois, le joueur ne contrôle pas Mickey ou l'un de ses petits copains, mais bel et bien un avatar unique, qu'il aura au préalablement créé via un éditeur assez limité (une poignée de coupes de cheveux, quelques couleurs et basta). Et hop, le voilà lancé dans l'univers si spécifique de la firme bien connue des petits et des grands. Le but du jeu ? Faire ce que bon nous semble. Avec toutefois des objectifs à atteindre, si l'on veut s'y essayer : non seulement collecter des autocollants – nous y reviendrons plus en détails par la suite – mais aussi s'occuper d'un café. Car si
Animal Crossing : New Leaf demandait au joueur d'être le maire d'une petite bourgade, sans jamais aucune obligation, c'est ici gérant d'un café que l'on peut devenir, là encore sans aucun objectif obligatoire à atteindre.
It's a small world...
Il serait néanmoins assez dommage de ne pas s'occuper de l'établissement sachant que la vente de petits plats et de boissons rapporte des pièces d'or bien utiles pour acheter des items, tenues ou encore objets du décor. Le joueur a en effet la possibilité de décorer sa salle comme bon lui semble, sachant que les éléments sont toujours liés à un personnage (Peter Pan, Mickey, Winnie l'ourson, etc), et de changer la tenue de ses employés. Au bout d'un certain nombre de ventes il est même possible d'organiser une fête et, si les bonnes conditions sont réunies, à savoir avoir mis en place un maximum d'éléments d'un même personnage, ce dernier passera peut-être faire un petit coucou et se laissera prendre en photo. La tenue de ce café offre un fil rouge plutôt plaisant et jamais frustrant, de nombreuses recettes se débloquant à intervalles réguliers. Il suffit juste d'avoir les bons ingrédients, assez faciles à récupérer si le joueur décide de parcourir l'aventure de fonds en comble. Et au pire, certains peuvent être achetés chez Picsou. A un prix plus ou moins honnête, on ne change pas un vieux radin qui gagne.

Mais pour débloquer de plus en plus de choses dans les magasins, il n'y a pas de secret : il faut des autocollants. Ces derniers s'obtiennent en faisant des choses bien précises, et la définition de ces quêtes n'est pas toujours donnée au joueur, qui devra parfois avancer à tâtons. Et il y a du choix : pêcher un certain nombre de poissons, faire pousser un certain nombre de choses différentes dans le potager, prendre des photos avec les héros
Disney... Le joueur ne s’ennuie jamais et est constamment récompensé pour ses actions, en tout cas au début. Au bout d'un certain nombre d'autocollants obtenu, les missions deviennent forcément de plus en plus pointues et moins rapides à terminer. Loin d'être frustrante, cette technique donne constamment envie d'aller toujours plus loin, notamment en se rendant dans les mondes
Disney différents pour affronter des fantômes.
Disney channel
Car oui, lorsqu'il ne porte pas la blouse de gérant de café banal, le joueur se transforme en magicien, avec baguette magique et tout ce qui s'ensuit. Les mondes se débloquent, là encore, au fur et à mesure et propulsent le héros dans les univers de héros bien connus : Cendrillon, Aladdin, Alice au Pays des Merveilles... Le fan service est là, il n'y a pas de doute, même si l'on ne peut que regretter le faible nombre de ces mondes, à savoir quatre seulement. Une fois sur place, il s'agit d’exécuter des missions dans des sortes d'arènes plus ou moins longues, grouillant d'objets spécifiques à chaque monde et de fantômes plus ou moins costauds. Pour les tuer, rien de plus simple, il suffit de lancer des sorts avec la baguette. Forcément, la difficulté augmente au fur et à mesure, il faut alors créer des baguettes plus puissantes et des tenues de quête spécifiques, offrant d'avantage de PV. Mais attention, pour pouvoir se lancer dans ces missions, il faut avoir le bon nombre d'autocollants, sinon celles-ci restent bloquées. Mine de rien, ce principe rend rapidement accroc, et le joueur aura tôt fait d'apprendre à récupérer les autocollants vite et bien s'il veut pouvoir se lancer dans toujours plus de missions.

En dehors de la collecte des autocollants et des quêtes, le joueur a tout de même de quoi bien s'occuper dans le hub de ce
Disney Magical World, à savoir le château
Disney et ses jardins. Il y a ainsi la boutique de Daisy, couturière, ou encore celle de Tic et Tac, permettant de créer des objets variés. Un coin de pêche permet de réaliser les petits missions données par Donald et plusieurs personnages vadrouillant dans les alentours proposeront souvent de petites requêtes, souvent assez faciles à accomplir (en général donner des matériaux ou objets / tenues spécifiques). Enfin, des cartes des héros
Disney peuvent être collectionnées. Il suffit pour cela de leur effectuer un salut – que le joueur apprend auprès du roi – lorsque l'icône spécifique apparaît. Les collectionneurs deviendront vite accrocs, certaines étant assez rares et compliquées à acquérir, l'apparition de l’icône étant aléatoire. Comme dit précédemment, le joueur est toujours récompensé de ses actions, et cela se traduit aussi par de nombreux petits bonus à débloquer assez souvent grâce aux autocollants même si, au fond, on se retrouve assez vite à faire plus ou moins les mêmes choses.
Au payyyyyys, de Minniiiiiiiie...
Techniquement parlant, ce titre souffre malheureusement de nombreux temps de chargement, à chaque fois que le joueur se rend d'un monde à l'autre ou tout simplement quand il rentre ou sort d'un endroit, comme par exemple une boutique. Visuellement, il n'y a pas de surprise : le fan service et là et bien là. Les univers et personnages
Disney sont fidèlement retranscrits, pour le plus grand bonheur des adeptes et, visuellement parlant, le tout est honnête sans plus. On regrette simplement, comme bien souvent sur 3DS, une 3D pas franchement indispensable. Du côté de la bande-son, un peu de diversité aurait été apprécié, les quelques mêmes musiques agaçantes revenant sans cesse en boucle. Qui plus est, sachez que le tout est en français sauf, étonnamment, les doublages. En effet, les quelques voix présentes sont en anglais, ce qui est un peu surprenant sachant que les plus jeunes joueurs ne retrouveront pas les doubleurs qu'ils connaissent si bien. Enfin, précisons que la durée de vie de ce jeu est colossale et qu'il est bien difficile de s'y ennuyer, si l'on accroche bien entendu à l'univers et si l'on a gardé son âme d'enfant (ou si on est un enfant).