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Pas mécontent d'avoir laissé le narrateur faire tout le boulot pour l'introduction, Neo s'attelle au test et cette fois la voix ne va pas faire tout le travail quand même »....
The Stanley Parable est donc un je... «
Mais non, Jeu n'est pas le mot adéquat. Du moins, il ne faudrait pas le limiter qu'à sa forme de manière basique. Neo réfléchit un peu pour trouver le bon terme. Attention, le voilà... » Une expérience assez novatrice dans le monde du jeu vidéo. Grosso modo, Stanley travaille dans une entreprise un chouïa bizarroïde où il doit appuyer sur les boutons d'un clavier qui lui sont indiqués sur son écran. Mais un jour, c'est le drame, il ne reçoit aucune instruction. Il décide donc de s'aventurer hors de son bureau pour savoir de quoi il en retourne. «
Mais, c'est n'importe quoi ! Ce n'est pas ça le centre de l'histoire, tu le sais Neo. Vas-y, parle du personnage le plus intéressant, le narrat... »
Deux portes. Des dizaines de possibilités.
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Me couper la parole avec un intertitre. Ça y est. J'arrête. Je ne parle plus ». Mais comme le dit la voix dans ma tête : l'intérêt du jeu, c'est le narrateur et les choix qui vont avec. Assez vite, vous allez vous retrouver face à deux portes et le narrateur avec son accent anglais à couper au couteau vous dira de traverser une porte précise. Mais qu'allez-vous faire ? Lui obéir ou pas. C'est ce qu'on pourrait appeler le gameplay du jeu. C'est pour cela que l'on ne va pas trop s'attarder dessus et sur tout l'aspect technique du jeu. Cela a un intérêt limité ici. Cela dit, le moteur du jeu est basique et donne des décors assez impersonnels pour pouvoir partir un peu plus en cacahuète ensuite. Le tout est accompagné de musiques d'ambiance qui participent à l'étrangeté générale du jeu. «
Mais tu parles encore de trucs secondaires. Vas-y, tu les a teasé sur le narrateur. Parle de cet être formid... »
Stanley was alone
Oui, le narrateur est donc un moyen assez formidable, couplé avec les différents choix du jeu, pour délivrer un discours sur le dixième art. Sur le fait de ne pas avoir le choix et suivre bêtement le chemin qui nous est indiqué ou sur l'illusion du choix qu'on nous donne quelques fois. Le jeu propose d'ailleurs plus une réflexion sur tout cela plutôt que d'apporter des réponses toutes faites. Mais que cela ne vous fasse pas peur, on est pas dans un pensum lourd plein de termes compliqués. Davey Wreden et ses acolytes de
Galactic Café ont pensé à mettre de l'humour là-dedans avec les commentaires du narrateur. Il s'énervera si l'on s'éloigne trop de la trame prévue ou alors il pourra avoir envie de partir comme nous et de gagner sa liberté mais toujours avec des remarques sarcastiques, ironiques ou moqueuses (il est anglais après tout). De plus, le jeu nous réserve son lot de surprises que nous ne révélerons pas ici mais on peut vous promettre que le jeu part bien en cacahuète à certains moments. Au total, il y a 18 fins à explorer mais quand on doit chercher les dernières, on tourne un peu en rond et peut-être qu'un peu de lassitude se pointe. Cela ne gâche pourtant pas vraiment l'expérience hors du commun proposée par ce jeu (oui, c'est un jeu n'en déplaise aux gamers trop fermés sur la définition de notre passe-temps favori) et vivre les aventures avec Stanley et le narrateur est un plaisir immense. Ce qui fait qu'enchainer les parties (elles durent généralement une vingtaine de minutes pour voir une fin) ne pose pas de vrai problème.
