Test : Resonance : A Plague Tale Legacy - PS5

Resonance : A Plague Tale Legacy - PS5
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Après deux épisodes réussies, Innocence et Requiem, Asobo est de retour avec sa licence A Plague Tale pour un spin-off / préquel : Resonance : A Plague Tale Legacy est-il à la hauteur de ses petits frères ?

Test effectué à partir d'une version PS5

À la fois spin-off et préquel, donc, Resonance : A Plague Tale Legacy ne suit plus les mésaventures d'Amicia et Hugo de Rune, mais bien celles de Sophia. Une contrebandière déjà connue des fans puisqu'elle est venue en aide aux frères et sœurs dans les opus précédents, même s'il n'est nul besoin de connaître déjà la licence pour se lancer dans ce titre. Certes, quelques références vont probablement manquer aux nouveaux venus, mais rien qui empêche de comprendre les tenants et aboutissants ici.

Salut c'est le Minotaure, je ne fais que passer

L'aventure débute alors que Sophia est encore petite et hantée par des visions et cauchemars mettant constamment en avant une île mystérieuse : l'île de Minos. Une île qui coûtera hélas la vie à son père, mais aussi à bon nombre des pirates qui l'entourent au quotidien. Une fois plus âgée, elle décide d'aller trouver par elle-même les lieux aux côtés d'une certaine Leni, ce qui n'aidera franchement pas ses visions qui la rapprocheront peu à peu d'un soldat grec ayant vécu sur place. Et entre les énigmes présentes sur place et ses ennemis qui la suivent à la trace, autant dire que l'avancée est loin d'être simple.

Resonance : A Plague Tale Legacy

Parmi les éléments qui marquaient dans les deux A Plague Tale, il y avait le scénario ainsi que le lien qui unissait Amicia et Hugo. Ces deux éléments sont-il toujours aussi percutants ici ? Hé bien oui... et non. Tout d'abord, le lien entre Sophia et Leni : c'est bien simple, il ne décolle jamais. Les deux femmes passent certes leur temps à se lancer des boutades et se dire à quel point elles ne seraient rien l'une sans l'autre, mais la voleuse est tellement plate qu'elle ne donne jamais envie de se pencher sur son cas. C'est d'ailleurs le cas pour tout l'entourage de Sophia, qui n'évoque hélas aucune empathie, et ce même lorsqu'il rencontre un destin funeste.

Resonance : A Plague Tale Legacy

Sophia n'est pas en reste, malheureusement. Même si on ressent bien les intentions d'Asobo dans les actes et attitudes de la jeune femme, son développement n'est clairement pas à la hauteur. Alors que l'on se souvient encore de l'innocence du jeune Hugo ou du désespoir d'Amicia qui voyait sa famille s'effondrer devant ses yeux, Sophia reste un personnage relativement générique que l'on aura oublié une fois le générique de fin déroulé.

Resonance : A Plague Tale Legacy

De fait, le scénario se montre aussi bien moins impactant, même s'il a au moins le mérite de nous emmener dans des montagnes russes sans jamais nous lâcher la main. C'est bien rythmé, avec un mélange bien équilibré entre action frénétique et moments plus calmes, certains sujets lourds sont abordés (oui, le deuil, comme dans littéralement tous les jeux maintenant) sans tomber dans le cliché, et l'intrigue liée aux visions de Sophia donne envie d'en voir le bout. Précisons que le tout est porté par un doublage français particulièrement convaincant.

Resonance : A Plague Tale Legacy

Bijou visuel

Un autre point très réussi : tout l'enrobage global de l'aventure. La direction artistique est sublime, avec une île méditerranéenne à la végétation luxuriante et aux effets d'ombres et de lumières saisissants. Évidemment, les développeurs d'Asobo n'ont pas oublié d'inclure des zones bien plus sombres et dérangeantes, histoire de tout de même rappeler aux fans de la licence pourquoi ils sont là. Les cinématiques et la mise en scène ne sont pas en reste, tout comme les musiques et le sound design. On regrette en revanche un moteur vieillissant qui se trahit sur les visages et animations des personnages.

Resonance : A Plague Tale Legacy

Pour le reste en revanche, c'est plus compliqué malgré quelques bonnes nouvelles. La première, c'est le fait d'avoir laissé tomber le côté infiltration des aventures d'Amicia et Hugo, au profit d'une aventure bien plus rentre-dedans. Sophia est une adulte qui sait se battre, et ça se ressent ici avec son utilisation d'une arme principale et d'une dague, mais aussi avec sa possibilité d'esquiver ou encore de parer, donner des coups de pied et contrer. Elle est par ailleurs aidée par des aptitudes à débloquer, mais nous y reviendrons plus tard.

Resonance : A Plague Tale Legacy

Le problème, une fois de plus, c'est que l'on voit le potentiel mais qu'il n'arrive jamais vraiment à convaincre. Les combats ne procurent pas vraiment de satisfaction et on les enchaîne de manière très mécanique. D'autant plus que certains éléments semblent bancals, comme le timing de la parade qui semble être différent d'un affrontement à l'autre. Sans parler de certains éléments parfaitement contre-intuitifs : qui a eu l'idée de faire en sorte qu'une attaque rouge soit à déjouer via un coup de pied, là où dans tous les autres jeux les attaques rouges sont celles pour lesquelles on peut seulement esquiver ?

Resonance : A Plague Tale Legacy

Les énigmes s'en sortent mieux et savent même se montrer franchement inventives. Sophia est équipée d'une sorte de boule en métal qui débloque de nouvelles aptitudes au fur et à mesure, à commencer par le fait de faire apparaître certains éléments lorsqu'elle se trouve dans la lumière. Les puzzles ne sont jamais trop faciles et jamais trop difficiles, Asobo ayant trouvé là un juste équilibre entre se creuser les méninges et se sentir bien trop intelligent quand on parvient à passer une salle (contrairement au côté exploration qui n'hésite parfois pas à tartiner de peinture blanche les décors...). On regrette tout de même la répétitivité de certaines énigmes. Croyez-nous : quand vous en êtes au cinquième puzzle où vous devez dévier la lumière en bougeant des miroirs, vous levez les yeux au ciel.

Resonance : A Plague Tale Legacy

Bateau, tripot, dodo

Cette répétitivité se ressent d'ailleurs dans la progression globale de Resonance : A Plague Tale Legacy qui enchaîne ses phases avec une rigueur chirurgicale : exploration, énigmes, combats puis retour à la case départ avec aussi une petite cinématique en guise de digestif. Une structure un peu grossière qui était déjà le point faible de A Plague Tale : Requiem, qui passait le plus clair de son temps à nous demander de nous infiltrer, de partir en course-poursuite puis de passer par une porte avant de reprendre depuis le début. Heureusement, le tout se termine ici bien plus vite avec une grosse dizaine d'heures de durée de vie.

Resonance : A Plague Tale Legacy

Comme évoqué précédemment, Sophia dispose aussi de compétences à débloquer en échange de points. Un aspect qui semble avoir été placé là au dernier moment tant la chose est confuse : on ne sait pas vraiment pourquoi ni comment on obtient des points de compétences, et ces aptitudes ne font franchement pas de différence durant les combats. C'est la même chose pour l'équipement, qui prend uniquement la forme d'épées disposant de pouvoirs passifs et de charmes à équiper mais restant là encore flous quant à leur impact réel.

Resonance : A Plague Tale Legacy

Si vous êtes arrivés jusque là bravo, et si vous avez tout lu vous vous dites sûrement que Resonance : A Plague Tale Legacy ne mérite pas votre temps. Hé bien pas vraiment, car il reste tout de même un divertissement qui fait le job. Il se montre agréable sur une dizaine d'heures et on apprécie de progresser pour voir ce que les développeurs ont prévu par la suite, d'autant plus que quelques bonnes surprises sont présentes (surtout sur la fin). Néanmoins, le tout est trop répétitif et au final générique pour réellement marquer sur le long terme.
07 septembre 2026 à 17h18

Par

Points positifs

  • Une sublime direction artistique
  • Un super doublage français
  • Des énigmes inventives...
  • On a tout de même plaisir à progresser

Points négatifs

  • Des combats pas terribles
  • La couche light-RPG pas indispensable
  • ... mais parfois trop répétitives
  • Ne sort jamais de sa structure exploration / énigmes / combats
  • Assez générique au final

Gribouillé par...

Shauni

Shauni

Celle qu'on ne voit pas

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

Twitter : Shauni_Chan

Bluesky : shaunichan

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