Preview : STARSEEKER : Astroneer Expeditions - PS5

STARSEEKER : Astroneer Expeditions - PS5
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System Era range une partie du bac à sable permanent pour proposer des expéditions plus cadrées, plus sociales et, surtout, plus pressées. Le titre est déjà disponible en accès anticipé depuis le 11 juin 2026.
Premier point à accepter avant de chausser son casque : STARSEEKER n’est pas Astroneer 2. Le cadre, les couleurs bonbon et le plaisir presque enfantin de déformer une planète sont toujours là, mais la boucle de jeu s’éloigne franchement de la survie ouverte et de la construction de base. Ici, on part depuis l’ESS Starseeker, on choisit une mission, on descend sur une planète, on remplit des objectifs et on remonte avec le butin. 

Astroneer, mais avec une montre au poignet

Ce changement de direction ressemble à un pari assez malin. Les expéditions sont pensées pour être courtes, rejouables et orientées coopération, avec une limite de temps qui oblige à garder un œil sur la montre sans tomber dans l’extraction punitive. L’idée n’est pas de faire pleurer un joueur qui a oublié une vis sur une caisse, mais de créer un rythme : préparer son équipement, explorer, récupérer, improviser, puis repartir. C’est surtout dans les outils que STARSEEKER semble avoir compris ce qui faisait le charme du premier jeu. Le terrain n’est pas un décor, c’est une matière première. Les joueurs peuvent creuser des tunnels, créer une pente vers un sommet, percer une montagne ou reconstruire un passage avec les matériaux absorbés. Certains modules servent aussi à projeter de l’énergie ou de l’air, histoire de repousser une créature agressive.

STARSEEKER

Cette souplesse change énormément la lecture des objectifs. Transporter une antenne au sommet d’une montagne peut devenir une ascension classique, un tunnel en spirale, une rampe bricolée ou une opération de terrassement. Les approches ne sont donc pas seulement dictées par l’itinéraire prévu, mais par l’équipement embarqué et l’inventivité du groupe. La mobilité va dans le même sens. Escalade, plongée, vol plané avec des ailes et exploration de zones sous-marines viennent casser le schéma du simple trajet à pied. Ce n’est pas un détail : quand une mission est chronométrée, disposer de plusieurs manières de traverser un terrain peut faire la différence entre une extraction propre et un drame prévisible. Reste une inquiétude assez logique. Le temps limité peut aussi entrer en conflit avec l’ambiance détendue que vend le jeu. STARSEEKER promet de laisser les joueurs flâner, scanner la faune et faire des bêtises avec leurs outils, mais le compte à rebours risque de transformer chaque détour en léger pincement de stress. Tout dépendra donc de l’équilibrage entre urgence, récompenses et liberté réelle. 

STARSEEKER

Carotte cosmique

L’autre bonne idée de STARSEEKER consiste à faire de ses planètes autre chose que de jolies collines colorées où l’on vient casser des cailloux. La faune peut gêner, aider ou simplement servir de projectile improvisé. Les fameuses créatures en forme de carotte ont déjà fait parler d’elles, parce qu’il est possible de les attraper et de les envoyer valser. L’exploration semble aussi favoriser l’observation plutôt que l’extermination systématique. Scanner les espèces, identifier les plantes dangereuses et comprendre les interactions d’un biome devraient compter autant que tirer sur tout ce qui bouge. Cette approche donne au jeu un ton plus optimiste que beaucoup de productions spatiales récentes : on vient découvrir une planète bizarre, et pas forcément chercher la colonisation par le sang.

STARSEEKER

Le hub de l’ESS Starseeker porte une partie importante de cette promesse. Les expéditions individuelles et en escouade alimentent des objectifs communautaires, avec des donneurs de quêtes et des améliorations à débloquer. La progression ne repose donc pas uniquement sur le contenu de son sac à dos, mais aussi sur la sensation de participer à une mission collective. C’est un système qui peut donner du liant à des sessions courtes, à condition que les objectifs ne se réduisent pas à des actions vides de sens.

STARSEEKER

System Era a également évoqué un carnet de progression capable de suivre les habitudes des joueurs : exploration, collecte, recherche ou terraformation. L’idée serait ensuite de proposer des missions davantage adaptées au profil de chacun. Sur le papier, c’est séduisant. Dans les faits, il faudra voir si ce système encourage réellement la variété ou s’il enferme trop vite les joueurs dans le rôle du type qui creuse toujours les tunnels pendant que les autres s’amusent. 

STARSEEKER

Le pari est donc plutôt clair : STARSEEKER veut garder le toucher, les couleurs et l’absurdité sympathique d’Astroneer, mais les placer dans un jeu d’expéditions coopératives plus dense. Il reste encore à vérifier la variété des missions sur la durée, la qualité de la progression et l’intérêt des objectifs communautaires une fois la curiosité passée. L’accès anticipé doit durer environ un an, avec de nouvelles régions, biomes et activités annoncés au fil du développement. Pour l’instant, le voyage a surtout l’air de savoir où il veut aller et c’est pas si mal.
10 juillet 2026 à 13h41

Par Lorris

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