Le concept ici est donc on ne peut plus simple : le joueur incarne un agent fraîchement embauché dans une maison de disques et doit créer son groupe d'idols. Avec tout de même deux contraintes majeures, à savoir un budget à ne pas dépasser et le fait d'être évalué tous les trois mois. En dehors de ça, il peut bien faire ce qui lui chante tant que les résultats sont là.
Blackpink Babymonster
Sur le papier, le contenu est assez colossal. En début de partie, il s'agit de choisir le style d'agent que l'on veut être ainsi que le genre de groupe que l'on veut lancer, par exemple glamour. Vient ensuite le recrutement, qui peut se faire dans la rue ou en ligne, ainsi que les semaines d'entraînement. Les activités se débloquent petit à petit, avec tout de même un bon choix qui finit par être accessible. Ainsi, si les premières semaines permettent presque uniquement de participer à des cours de chant ou de danse, on débloque également les petits boulots, les sorties au restaurant ou encore les cours de langue, parmi bien d'autres.
L'idée ici est de faire un planning pour la semaine avant de lancer cette dernière et de voir les résultats défiler, tout ce petit monde faisant grimper ou baisser différentes stats, dont le bonheur et l'endurance. Mais c'est aussi là que les soucis débutent tant le tout repose sur du RNG obscur. Alors, certes, il semble plutôt normal en début de partie d'avoir des échecs lors des cours de chant, mais c'est incohérent si on a embauché des idols ayant déjà de l'entraînement. Il est même possible d'avoir un échec lors du temps libre, une sacrée prouesse...
Des événements aléatoires peuvent par ailleurs se déclencher durant les semaines, débouchant soit sur un mini-jeu, soit sur un choix à effectuer. Par exemple, les idols ont la fâcheuse tendance de se blesser au moins une fois par semaine, et il est proposé dans ce cas de soit faire payer à la jeune femme son médecin, soit de prodiguer les premiers soins, soit d'appeler le médecin et de laisser l'assurance prendre en charge les frais. Ce qui est introduit via les charges annexes d'ailleurs, qui peuvent donc prendre la forme d'une assurance, d'un chauffeur ou encore d'un détective privé pour enquêter sur un fan stalker.
Madtown Koyote
Malheureusement, même si le contenu se débloque à un bon rythme et que la variété est là, on s'ennuie bien vite dans K-Pop Idol Stories : Road to Debut. Il est vrai que le genre veut ça, mais quelques petites astuces permettent en général de contourner un peu ce problème, à commencer par une histoire intéressante. Ici, malheureusement, ce n'est pas le cas. Si certains sujets inhérents à cette industrie sont bel et bien traités, comme le stalker indiqué précédemment, tout ça ne reste qu'en surface. Et on ne parle même pas des nombreuses incohérences émaillant le récit et donc les dialogues...
Pire : les idols n'ont absolument aucun personnalité et leur offrir n'importe quel cadeau permet en général de se les mettre dans la poche. Et quand elles demandent quelque chose de précis et que le joueur leur offre... elles lui demandent comment il savait qu'elles voulaient cet objet là. Les autres personnages, pourtant assez nombreux, ne sont guère mieux. Ils sont là tout simplement pour être là, et même s'il est possible d'établir des liens avec eux chaque semaine, ces derniers ne servent absolument à rien. On nous parle d'arcs narratifs et de fins... Mais tout ce beau monde reste aux abonnés absents. On sent ici un bon potentiel, mais qui hélas n'a pas été poussé jusqu'au bout (même jusqu'au milieu, pour être honnête).
Ce qui est d'ailleurs aussi vrai pour l'intégralité de l'aventure qui se termine bien trop vite. Certes, il est ici question de ''Road to Debut'', mais on aurait aimé pouvoir continuer à s'occuper de notre petit groupe sur le long terme, même si la moitié des éléments ne sont jamais correctement expliqués et qu'on navigue parfois à vue. La rejouabilité est d'ailleurs inexistante ou presque tant le nombre de jeunes femmes à recruter est limité. C'est dommage, mais en contrepartie ce titre est vendu à ''seulement'' 19,99€, ce qui est plutôt correct pour le temps que l'on peut passer dessus.
La réalisation est également en demi-teinte, avec une direction artistique plutôt jolie mais certains passages franchement cheap. Les musiques sont plutôt sympas si l'on apprécie la K-Pop, mais elles se comptent sur les doigts d'une main. Bon point en revanche concernant l'inclusivité puisque l'intégralité de l'aventure est traduite en français, même si certains moments laissent très fortement penser qu'il s'agit là d'IA. Techniquement, il y a hélas pas mal de choses à revoir, entre de petits bugs, des ralentissements ou encore une interface vraiment pas opti.