Mais avant toute chose, nous vous conseillons d'aller
lire le test de notre ami Wildchoc (complété par l'avis de Lorris) si ce n'est pas déjà fait tant il regorge de détails, d'infos et de passion. Nous allons en effet uniquement nous concentrer sur les spécificités de cette version Switch 2 ici et donc ne pas rentrer dans toutes les mécaniques du jeu de base. Avec, bien sûr, un gros accent sur la réalisation puisque les premiers retours étaient à l'époque assez catastrophiques concernant le framerate.
Here we go again...
La chose a été corrigée, en tout cas en partie. En mode portable comme docké, l'aventure tourne en général entre 30 et 40 fps de manière assez stable, mais les choses s'emballent un peu lors de certaines occasions. Ainsi, si de nombreux détails ou ennemis s'amassent à l'écran, ou lorsque l'on se retrouve face à un boss, on sent que la machine de Nintendo a un peu de mal à maintenir cette fluidité, surtout sur la TV. Il est donc recommandé de rester en mode portable pour une expérience plus fluide, moins capricieuse et surtout moins injuste. Parce que qui a envie de mourir face à un boss à cause d'une chute de framerate ?
D'autres petits soucis viennent ternir l'expérience et obligent à s'y faire pour pouvoir profiter de l'aventure, comme la caméra qui a parfois bien du mal à rester fluide, de l'aliasing et du clipping, ou encore les joysticks minuscules qui rendent la prise en main plus délicate. Autant dire que les joueurs avec de grandes mains auront plus de difficulté à s'y faire, les obligeant à se familiariser avec cette dynamique un peu plus longtemps que les autres.
Sur ses machines d'origine, Elden Ring n'était pas un modèle de réalisation et comprenait de nombreuses lacunes techniques, qui étaient heureusement ensevelies sous sa superbe direction artistique. C'est le cas ici aussi : oui, ok, ce n'est pas bien beau quand on y regarde de près mais la distance d'affichage reste franchement impressionnante, tout comme la quantité de détails amassés à l'écran. Les jeux d'ombre et de lumière sont également une réussite, rendant le tout particulièrement vivant. Ou en tout cas aussi vivant que peut l'être le monde d'un jeu de chez FromSoftware...
Concernant le contenu en plus, cette Tarnished Edition s'accompagne de deux classes inédites, mais aussi d'équipements ou encore d'apparences pour Torrent. L'extension Shadow of the Erdtree est également de la partie par défaut, même s'il n'est pas possible de découvrir ce DLC dès le départ pour des raisons évidentes (déso les masochistes). De quoi en tout cas rajouter encore pas mal d'heures de jeu, même si l'aventure de base repose déjà sur une belle durée de vie. Précisons tout de même que tout ce contenu est également à disponible à l'achat sur les autres supports.