Test : Orbitals - Nintendo Switch 2

Orbitals - Nintendo Switch 2
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Depuis quelques années, et ce grâce notamment à Hazelight (It Takes Two), les fans des aventures se jouant uniquement en coopération ont de quoi se faire plaisir. Orbitals, de Shapefarm, tente de se faire une petite place sur le marché, le tout en profitant d'une direction artistique particulièrement léchée.

Test effectué à partir d'une version Nintendo Switch 2

C'est d'ailleurs la première chose qui saute aux yeux et qui ne lâche jamais le joueur pendant l'aventure : Orbitals est tout simplement sublime. Le studio a ici décidé d'opter pour une esthétique similaire à celle des animes des années 80 et ça fonctionne incroyablement bien, que ce soit dans les cinématiques ou les phases de gameplay. C'est bien simple, si vous avez grandi dans les années 90, vous aurez clairement l'impression de vous retrouver devant le Club Dorothée à découvrir un tout nouvel anime en provenance du Japon.


D'ailleurs, le souci du détail a été poussé jusqu'à proposer des doublages dans de nombreuses langues différentes, dont le français. Avec, encore une fois, un feeling très similaire à celui de l'époque. Une fois n'est pas coutume pour un jeu japonais, nous vous recommandons d'ailleurs d'opter pour le doublage français pour une expérience nostalgique intégrale (avec même la présence de Brigitte Lecordier). Évidemment, la version japonaise reste excellente. L'ambiance sonore au global est réussie, même si les musiques ne resteront pas en tête.

Orbitals

Ce même souci du détail s'applique évidemment aux graphismes, comme dit précédemment. Que ce soit les animations des différents personnages, les décors, les effets de lumière ou encore le filtre effet écran cathodique, on ressent ici un véritable amour de la part des développeurs pour les productions de l'époque. Un amour qui se matérialise d'ailleurs ça et là via les petites interactions que les personnages peuvent faire avec les décors, notamment le fait de jouer à la Super Nes.

Orbitals

Du côté du gameplay, Orbitals se situe dans la même veine qu'un It Takes Two ou un Split Fiction. Comprenez par là que l'aventure est bourrée de petits puzzles qu'il est quasiment tout le temps uniquement possible de résoudre à deux. Ce qui se fait ici grâce à la présence d'outils que les héros peuvent embarquer : un grappin, un pistolet à eau et un pistolet laser. Un joueur n'a le droit qu'à un joujou à la fois, il doit donc faire confiance à son partenaire lorsqu'une énigme demande d'en utiliser un autre. De nouveaux outils temporaires viendront aussi de temps à autres s'inviter à la fête.

Orbitals

C'est toujours mieux à deux

Parfois, l'un doit aider l'autre à progresser, comme par exemple en déplaçant des plates-formes. Et puisque le tout se déroule dans l'espace, chacun a son poste dans le vaisseau : l'un aux commandes, l'autre aux armes. Une dynamique qui fonctionne évidemment très bien du début à la fin, même si l'inventivité et le renouvellement du gameplay d'un Split Fiction sont ici un poil moins présents (mais tout de même impressionnants). On prend un véritable plaisir à progresser à deux et à découvrir ce que la suite de nos aventures nous réserve, malgré une durée de vie bien trop basse : autour de 6 heures de notre côté, voire plus pour ceux qui veulent passer du temps sur les mini-jeux déblocables ça et là. En contrepartie de cette faible durée de vie, Shapefarm nous propose une expérience bien rythmée.

Orbitals

Si certains passages demandent une certaine dextérité et une belle dose de coopération, Orbitals n'est jamais punitif. Et heureusement d'ailleurs, car la visée n'est pas toujours optimale. Les checkpoints sont nombreux et mourir nous fait la plupart du temps revenir à l'endroit exact où le personnage est mort, et ce même si les deux succombent en même temps. De quoi permettre à davantage de joueurs d'en profiter, même s'il faut pour ça disposer de deux paires de Joy-Con (ou bien de manettes pros), la difficulté étant bien équilibrée. Les commandes sont par ailleurs très basiques et le bouton sur lequel appuyer apparaît presque constamment à l'écran.

Orbitals

Le seul point noir de l'aventure se résume probablement à son scénario que l'on oublie une fois le jeu véritablement lancé. Il est question d'un problème s'étant déroulé dans l'espace et nécessitant l'expertise de nos deux héros qui vont devoir passer d'une zone à l'autre grâce à leur vaisseau spatial (avec parfois des temps de chargement hélas assez longs). Très honnêtement, on a totalement oublié les enjeux de l'histoire, mais en revanche nous avons retenu les adorables interactions entre nos deux héros qui passent leur temps à discuter ou à s'envoyer quelques gentilles petites boutades. Le casting global est d'ailleurs réussi, notamment ces amusants petits robots que l'on retrouve sur chaque station ou presque.

Orbitals

Les fans de jeux en coop' only peuvent clairement se jeter les yeux fermés sur Orbitals qui déroule une très bonne aventure du début à la fin. En dehors d'un scénario dont on se fout un peu, les énigmes sont inventives et se renouvellent bien, le rythme est impeccable, les personnages sont attachants et la direction artistique est sublime. Dommage que le tout se termine si vite...
14 septembre 2026 à 09h45

Par

Points positifs

  • Une direction artistique sublime
  • Des énigmes variées (et qui se renouvellent)
  • Très bien équilibré
  • Et bien rythmé
  • Des personnages attachants

Points négatifs

  • Un scénario anecdotique
  • Quelques soucis de précision dans la visée
  • Trop court

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Shauni

Shauni

Celle qu'on ne voit pas

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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Bluesky : shaunichan

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