Si vous n'avez jamais mis les mains sur cet opus et que vous ne savez pas de quoi il en retourne, nous vous invitons tout d'abord à
aller lire notre critique du jeu originel. Ici, nous allons essentiellement nous concentrer sur les changements effectués sur cette nouvelle version. Des changements tout d'abord visuels, bien entendu,
Twilight Princess accusant un certain âge. De ce côté là, les développeurs ont fait un boulot correct : les effets d'ombre et de lumière sont plus beaux que jamais, le léger flou apporté par le Crépuscule pique bien moins les yeux et plus de détails sont disponibles, que ce soit dans les environnements ou les vêtements des personnages. En revanche, ce lissage 1080p fait aussi ressortir une modélisation 3D de l'époque bien moins poussée qu'aujourd'hui et une caméra parfois aux fraises. Résultat, certains éléments se montrent extrêmement grossiers (un pied réduit à la forme d'un gros rectangle, des tours de château qui ne sont de loin que de gros triangles, etc...) et, qui plus est, la direction artistique est clairement vieillissante, avec certains personnages franchement laids. Un défaut certes secondaire mais qui aurait peut-être mérité un peu plus de boulot, d'autant plus que l'on ne le retrouvait pas dans
The Wind Waker, le cel shading faisant des merveilles sur les années qui passent. Malgré tout, impossible de ne pas reconnaître que ce
Twilight Princess HD est vraiment plus beau et plus fluide que la version de base, et c'est déjà pas mal.

GamePad oblige, cette refonte HD des aventures de Link et Midona a aussi eu droit à une nouvelle maniabilité. Si la manette ''classique'' de la Wii U est aussi compatible, il serait franchement dommage de passer à côté des fonctionnalités de la mablette. Cette dernière affiche en effet les traditionnelles carte et inventaire, permettant de changer d'objet à la volée sans avoir à mettre le jeu en pause, mais aussi la transformation rapide en loup (à partir du moment où elle est disponible) afin de ne pas avoir à demander à chaque fois à Midona. Le gyroscope est pour sa part mis à profit pour viser, par exemple avec l'arc. Une fonctionnalité qu'il est possible de désactiver mais ce serait franchement dommage puisqu'elle s'inscrit naturellement dans le gameplay et sa réactivité est exemplaire. Ce même GamePad est aussi mis à profit pour utiliser les différents amiibo compatibles, chacun apportant quelque chose de spécifique. Link remplit le carquois de flèches, Zelda restaure les cœurs et Ganondorf double les dégâts. De quoi faire plaisir à ceux qui se plaignent du manque de difficulté, même si le mode Héros est disponible dès le lancement d'une première partie. Enfin, l'amiibo Link loup débloque un donjon inédit (à priori, seuls des enchaînements de combats sont proposés), mais nous n'avons pas pu l'essayer. Enfin, concernant les changements ingame, ils sont assez peu nombreux et ne bousculent pas foncièrement l'aventure de base : on peut par exemple noter que la quête des perles de lumière a été raccourcie, que la bourse de 500 rubis est disponible d'office ou encore que certains coffres renferment désormais des tampons à utiliser sur le Miiverse.