Preview : Castlevania : Belmont's Curse - Xbox Series

Castlevania : Belmont's Curse - Xbox Series
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Après des années à regarder les Metroidvania pulluler pendant que Castlevania faisait essentiellement de la figuration dans des compilations, Konami remet enfin sa série au travail. Développé principalement par Evil Empire, Belmont's Curse nous a laissé parcourir son Paris gothique pendant la Gamescom.
Belmont's Curse se déroule en 1499, vingt-trois ans après Castlevania III, avec Rose Belmont, fille de Trevor et Sypha, dans le rôle principal. Paris brûle, des monstres prennent possession des rues et Rose hérite du Vampire Killer avant de partir faire ce que font généralement les Belmont lorsqu'ils visitent une capitale européenne : massacrer à peu près tout ce qui bouge. Le premier constat manette en main est assez évident : ça va vite. Evil Empire a repris une partie de la nervosité acquise avec Dead Cells et The Rogue Prince of Persia, sans transformer Castlevania en roguelite. Rose possède très tôt une glissade, un saut mural et une esquive, ce qui rend les déplacements immédiatement plus souples que dans les anciens épisodes. La prise en main évite ainsi le piège du respect religieux de la licence, celui qui consiste parfois à conserver les raideurs d'autrefois sous prétexte qu'elles ont quarante ans.


Le fouet constitue évidemment le gros morceau. Le Vampire Killer n'est plus seulement un truc que l'on agite horizontalement jusqu'à ce que les chandeliers rendent de l'argent. Il sert à s'accrocher à certains points du décor, à se balancer au-dessus des précipices et à se projeter directement vers certains ennemis. Enchaîner saut, grappin et attaque donne rapidement une dimension presque acrobatique aux déplacements. La bonne idée est que ces possibilités ne servent pas uniquement à rendre Rose agréable à contrôler : elles alimentent directement l'exploration. Battre certains boss ouvre de nouvelles possibilités de déplacement et permet alors de revenir vers des embranchements auparavant inaccessibles. Le jeu ne surcharge pas l'écran de flèches et de points GPS, préférant laisser des fantômes donner des indices et le joueur placer ses propres repères sur la carte.

Castlevania : Belmont's Curse

C'est probablement ce qui rassure le plus après cette première heure : Belmont's Curse connaît parfaitement son genre. Les murs suspects cachent des passages, les chemins se croisent et les capacités récemment obtenues donnent immédiatement envie de revenir fouiller une zone précédente. Une longue ascension présentée dans d'autres sessions oblige même à progresser à l'intérieur et à l'extérieur d'une tour, en activant des ponts et en utilisant le fouet pour franchir les trous. Le jeu semble moins intéressé par la révolution du Metroidvania que par sa bonne exécution. Après tout, Castlevania peut difficilement être accusé de plagier un genre dont la moitié du nom lui appartient.

Castlevania : Belmont's Curse

Fouette-moi si tu peux

Les combats profitent du même dépoussiérage. Attaque légère, esquive, glissade et gestion du placement constituent la base, mais Rose récupère rapidement plusieurs familles d'armes. Épées, lances, armes lourdes ou même combat à mains nues modifient portée et rythme des affrontements, avec sept catégories annoncées. Une lance peut par exemple être maintenue en joue puis lancée, ce qui permet de conserver ses distances face aux adversaires les plus pénibles. Le jeu introduit également les Arcanes. Ces pouvoirs consomment des points de magie et sont notamment récupérés après certains boss. Le Holy Cross peut ainsi être lancé comme un boomerang, tandis que d'autres capacités produisent des attaques élémentaires ou défensives.

Plus intéressant, chaque Arcane dispose de petits objectifs associés. Tuer un certain nombre d'ennemis avec un type d'attaque ou utiliser une compétence dans des conditions spécifiques débloque des améliorations. Dans le cas du Holy Cross, il est par exemple possible d'obtenir un second projectile ou de récupérer une partie de la magie en attrapant la croix à son retour. Ce système pousse naturellement à expérimenter au lieu de trouver une combinaison confortable dans la première heure et de ne plus jamais ouvrir le menu d'équipement.

Castlevania : Belmont's Curse

Les boss donnent également un aperçu convaincant de la difficulté. Les patterns sont assez lisibles pour comprendre pourquoi on vient de perdre un quart de sa barre de vie, mais suffisamment agressifs pour empêcher de simplement marteler le bouton d'attaque. Rose doit observer, glisser derrière certaines offensives, renvoyer des projectiles ou profiter d'une courte fenêtre avant de repartir. Le résultat est exigeant sans sembler vouloir punir le joueur pour le plaisir. Les potions sont disponibles dès le départ, des aliments peuvent restaurer de la vie et différents niveaux de difficulté sont prévus. 

Castlevania : Belmont's Curse

Belmont's Curse ressemble donc moins à une résurrection spectaculaire qu'à un réveil particulièrement bien organisé. Evil Empire ne cherche pas à expliquer à Castlevania ce qu'il devrait devenir, mais semble avoir compris ce qui fonctionnait déjà et où ajouter de la souplesse. Reste à voir si le château réserve suffisamment de surprises pour tenir sur la durée et réserver son lot d’originalités.
31 août 2026 à 14h29

Par Lorris

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Jean-Claude Van Damme au corps, Jean-Claude Dusse dans la tête. C'est parfois l'inverse.
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