Test du Bose QuietComfort Ultra Headphones (2nd Gen)

Test du Bose QuietComfort Ultra Headphones (2nd Gen)
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Bose a ce petit talent pour sortir un casque qui coche déjà toutes les cases, puis revenir avec une nouvelle version qui semble identique et affirmer, l’air de rien, que tout a été peaufiné. Le QuietComfort Ultra (2nd Gen) s’inscrit dans cette logique. Pas de révolution, plutôt une série de retouches bien placées. Et au final, on tient un casque qui frôle l’évidence au quotidien, avec une réduction de bruit toujours aussi redoutable.
Au premier regard, le QuietComfort Ultra (2nd Gen) ne cherche pas à impressionner. Bose reste fidèle à une esthétique sobre, presque utilitaire, avec beaucoup de plastique et peu de métal exhibé. Sur l’étagère, certains concurrents paraissent plus luxueux. Sur la tête, l’histoire change. Le poids contenu, la pression bien dosée et les coussinets très enveloppants font rapidement comprendre la priorité du constructeur, à savoir le confort avant la vitrine. C’est un casque pensé pour être porté longtemps, sans provoquer cette fatigue sourde qui arrive souvent au bout d’une heure ou deux, quand l’arceau commence à se rappeler à vous. Ici, la sensation est plus douce, plus régulière. Même avec des lunettes, l’ensemble reste globalement conciliant. Et c’est peut-être là que Bose garde une longueur d’avance.

Bose QC Ultra 2

La portabilité suit la même philosophie. Le casque se plie proprement, se range dans un étui pratique et ne donne pas l’impression de prendre une demi valise. Autour du cou, il reste assez discret, sans transformer les clavicules en points d’appui douloureux. Côté commandes, Bose ne tombe pas dans le tout tactile capricieux. On retrouve un mélange de boutons physiques et d’interactions plus modernes, avec une prise en main immédiate. L’avantage, c’est la fiabilité. On règle le volume, on change de piste, on bascule les modes, sans déclencher par erreur une action obscure en effleurant l’oreillette. Et quand un casque est fait pour le trajet, le bureau, le train, cette simplicité évite bien des soupirs. La finition, elle, est sérieuse sans être luxueuse. Rien ne semble fragile, les articulations inspirent confiance et l’assemblage reste propre. En revanche, à ce tarif, certains attendront une sensation plus premium en main.

Bose QC Ultra 2

Bose a bâti sa réputation sur la réduction de bruit active, et le QuietComfort Ultra (2nd Gen) vient rappeler pourquoi. Sur les bruits continus, ceux des moteurs, de la clim, du métro, l’efficacité est spectaculaire. On appuie, le monde se replie. Les basses fréquences disparaissent avec une aisance presque insolente, et l’ambiance générale se calme d’un coup. Ce qui marque le plus, c’est la stabilité. Certains casques très performants donnent parfois une sensation d’oscillation, comme si l’ANC pompait l’air quand un bruit soudain traverse le champ. Ici, l’annulation reste solide, plus constante, moins intrusive. L’oreille s’habitue vite, et c’est justement ce qu’on demande. Le silence doit devenir normal. Le mode transparence, lui, évite l’effet aquarium. L’extérieur revient de façon assez naturelle pour suivre une conversation, entendre une annonce ou traverser une rue sans se sentir isolé. On perçoit encore un léger vernis numérique, surtout sur les voix, mais le rendu reste crédible, propre, et surtout utilisable au quotidien.

Bose QC Ultra 2

Sur les appels, Bose signe une prestation convaincante. La voix passe bien, reste intelligible et conserve une tonalité humaine, même quand l’environnement se met à remuer. Le traitement ne donne pas ce côté trop robotique qu’on entend parfois sur des produits très agressifs en filtrage. On n’est pas sur un micro de studio, mais pour un casque nomade haut de gamme, c’est sérieux et fiable. Un point appréciable, c’est l’équilibre entre isolation passive et ANC. Bose ne serre pas la tête pour gagner quelques décibels. Le confort reste prioritaire, l’électronique fait le travail, et cela participe à cette sensation très QuietComfort, celle d’un casque qui ne se bat pas contre vous.

Bose QC Ultra 2

La signature Bose reste grand public, au bon sens du terme. Le casque vise une écoute agréable, chaleureuse, avec un grave présent et une assise solide. La différence, c’est qu’ici le bas est mieux tenu. On garde l’impact, mais avec moins de lourdeur. Le résultat donne un son plus propre, plus lisible, notamment sur des morceaux denses ou des arrangements chargés. C’est pareil pour le jeu, comme pour la musique. Les médiums, zone critique pour les voix, sont bien placés. Les aigus, eux, semblent mieux maîtrisés, avec moins d’agressivité sur les sifflantes, ce qui rend l’écoute longue durée moins fatigante. Ce n’est pas un casque qui cherche l’hyper neutralité. Ceux qui aiment un rendu analytique trouveront la signature un peu polie, presque trop gentille. En revanche, pour du quotidien, c’est exactement le genre de tuning qui passe avec tout. L’égalisation via l’application permet d’ajuster si besoin. On peut calmer le grave, pousser un peu les médiums, éclaircir légèrement les aigus, sans que le casque parte en vrille. Bose propose aussi une forme d’adaptation au port, censée corriger certaines variations liées à la position sur la tête. L’effet est discret, mais il contribue à cette impression de cohérence, comme si le casque évitait les grosses ruptures quand on bouge ou qu’on repositionne une oreillette.

Bose QC Ultra 2

La gamme Ultra met en avant l’Immersive Audio, et cette deuxième génération continue sur cette voie. L’idée n’est pas de transformer le casque en salle de concert, plutôt de donner une scène plus large, une sensation d’espace, avec un effet parfois plus frontal sur les contenus vidéo. Dans les bons cas, l’illusion fonctionne. Sur un film, un jeu, une série, certains morceaux bien produits, on obtient quelque chose de plus ample, plus enveloppant, avec un son qui se détache légèrement de la tête. Il faut aussi accepter que cela reste un traitement. Sur certains titres, l’effet peut paraître artificiel, ou simplement moins naturel que le mode classique. À chacun de voir. L’avantage, c’est que Bose laisse le choix, et que le casque sonne très bien sans cette option. La contrepartie, elle, est simple. L’Immersive Audio tire davantage sur la batterie. Bose annonce une autonomie confortable, mais elle descend sensiblement une fois le traitement activé. Ce n’est pas dramatique, plutôt un arbitrage permanent entre spectacle et endurance.

Bose QC Ultra 2

Le QuietComfort Ultra (2nd Gen) propose l’audio via USB C. Pouvoir brancher le casque et récupérer un son numérique direct, sans adaptateur étrange, sans jongler avec une prise analogique, c’est le genre de détail qu’on bénit en télétravail, en déplacement, ou sur un PC qui sert autant à bosser qu’à se détendre. Autre amélioration notable, la compatibilité avec des codecs Bluetooth plus modernes, dont aptX Adaptive selon les versions et marchés. Cela ne bouleverse pas l’expérience de tout le monde, mais sur Android, cela peut apporter une meilleure stabilité, une latence mieux gérée et une qualité perçue plus constante. Bose n’a pas toujours été le plus rapide sur ces sujets, et ce rattrapage donne l’impression d’un produit plus aligné avec les attentes actuelles.

Bose QC Ultra 2

L’autonomie progresse aussi. En usage classique, sans chercher à forcer l’audio immersif à tout prix, le casque tient plus sereinement la distance. Là encore, ce n’est pas un saut immense, plutôt une amélioration qui enlève une petite contrainte du quotidien. Un casque premium qui demande une recharge trop fréquente finit toujours par agacer. Ici, on retrouve une logique plus tranquille, plus cohérente avec l’idée d’un compagnon nomade. L’application, enfin, reste un point fort. Elle est claire, assez stable, et propose une personnalisation suffisante sans devenir un cockpit. On navigue entre les modes, on règle l’égaliseur, on configure ses raccourcis, c’est pratique et plutôt bien réactif.

Bose QC Ultra 2

Un Bose n’est pas un casque pensé pour l’esport, et il ne fait pas croire le contraire. En revanche, pour jouer dans un environnement bruyant, le confort et l’ANC sont des atouts énormes. L’USB C audio aide aussi à stabiliser l’expérience sur PC, avec une connexion simple et un rendu propre. Pour l’immersion, les jeux narratifs, l’exploration, les sessions longues, c’est un très bon compagnon. Pour la compétition pure, notamment si l’on veut un micro irréprochable et une spatialisation calibrée pour repérer le moindre pas, il existe des modèles plus spécialisés.

Bose QC Ultra 2

Le Bose QuietComfort Ultra (2nd Gen) ne change pas les règles du jeu, il les applique mieux. La réduction de bruit reste impressionnante, stable, efficace, et le confort fait partie de ce qui se fait de plus convaincant en nomade. Le son gagne en lisibilité tout en conservant cette chaleur grand public qui rend l’écoute facile. Les ajouts, comme l’audio USB C et des codecs plus actuels, renforcent surtout la polyvalence. Ce n’est pas la mise à jour la plus spectaculaire, mais c’est l'un des casques les plus agréables à vivre au quotidien.
10 février 2026 à 10h54

Par Lorris

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