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Après avoir passé un certain temps à libérer des populations oppressées, combattre des esprits corrompus et déjouer des coups d’État, une petite pose s’imposait. Et c’est là que Trackastrophe! pointe le bout de sa locomotive, avec son ambiance feel good. Mais ne vous y trompez pas, derrière ses atours tout mignons, il est bel et bien là pour vous casser la tête.
Test effectué à partir d'une version PC
Le titre de Kinoko Studio met en scène un train anthropomorphe à la gueule cassée. Imaginez Thomas le train qui a sombré dans l’alcool après avoir été remplacé par des locomotives électriques, plus jeunes et plus jolies. Il est fatigué, il a besoin qu’on lui dise dans quelle direction aller et c’est à vous que le titre confie cette tâche.
“Thomas le train, c’est une métaphore de la vie” Lemon
Les énigmes prennent toutes la même forme. Vous êtes face à une zone divisée en cases en vue du dessus. Thomas le fatigué attend au bord de la zone que vous lui indiquiez le chemin pour atteindre la sortie, matérialisée par une voie ferrée. Pour vous acquitter de cette tâche, vous disposez d’un certain nombre de tuiles à placer dans la zone à traverser afin de lui indiquer la direction à prendre. Une fois que les tuiles sont placées, il vous suffit alors d'enclencher le levier en bas à droite de l'écran pour voir le résultat de vos actions. Une fois ce levier actionné, notre petite locomotive se met en route, posant les rails devant elle au fur et à mesure de sa progression, et changeant de direction en fonction des tuiles sur lesquelles elle passe. Et si vous avez bien fait les choses, elle trouvera la sortie. Dans le cas contraire, elle se vautrera lamentablement.
“Les diesels, c’est les pires” Lemon
Si les énigmes sont simples au départ, elles se compliquent rapidement. Et avec une centaine de niveaux, elles ont le temps de sacrément se corser, vous donnant une grosse migraine au passage. Le titre commence par mettre des obstacles sur la map, comme des barrières et des gouffres, ainsi que des wagons à récupérer, ajoutant ainsi des contraintes supplémentaires. Plus tard, des tuiles spéciales font leur apparition. Vous trouverez donc des interrupteurs permettant de faire apparaître / disparaître certains obstacles ou de changer la direction d’une autre tuile. D’autres vous permettent de passer par-dessus des obstacles, de faire demi-tour ou de se téléporter. Tous ces éléments complexifient les niveaux à tel point qu’il devient parfois difficile d’anticiper le trajet de notre petite locomotive et, donc, de résoudre les énigmes.
Snake on the train
D’autant plus qu’il faudra aussi, dans certains cas, prendre en compte les wagons que tirent la locomotive pour ne pas les percuter. Ce qui rendra nostalgiques les anciens ayant connu Snake surNokia 3310. Cela dit, ces wagons font partie des obstacles qu’il est possible de sauter ou sur lesquels il est possible de rouler. Le titre n’explique pas ses mécaniques, vous laissant expérimenter et comprendre les règles par vous-même. Pour les joueurs expérimentés, la plupart de ces règles couleront de source, mais les plus jeunes découvriront de nouveaux éléments de gameplay à chaque nouveau biome. Dans les deux cas, cela fait du bien de ne pas être pris par la main. Enfin, si jamais vous êtes bloqué, le titre vous offre la possibilité de placer un certain nombre de tuiles à votre place pour vous donner une idée du chemin à suivre. Là-dessus, le titre navigue autour d’un équilibre délicat, entre orienter le joueur et lui donner la solution. Ce dernier cas étant rare.
Thomas en désintox
Visuellement, Trackastrophe! adopte une esthétique cartoon dans le style de Disney époque Don Bluth. C’est mignon, coloré et bien animé. Et si les différents biomes ne sont pas franchement marqués visuellement, ils viennent tous avec des features de gameplay propres, ce qui suffit à apporter régulièrement un peu de fraîcheur et maintenir l’intérêt sur la longueur. Le jeu dispose d’une bande sonore simple, proposant une quantité limitée d’effets sonores, également dans un style cartoonesque. Cela peut paraître faible, mais il n’y a pas besoin de plus. Pour la musique, en revanche, elle en énervera plus d’un à la longue malgré son air enjoué, la faute à des morceaux qui se ressemblent tous, en plus d’être courts.
S’il n’est pas le jeu de l’année, Trackastrophe! offre une petite bulle d’air, avec son esthétique toute mignonne et ses énigmes à résoudre sans pression. Sans rien révolutionner, il parvient à nous surprendre par certaines mécaniques non-explicitées. Trackastrophe! n’as pas de prétention autre que de vous faire passer un bon moment. Et ce n’est pas bien grave, car la mission est remplie.
Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.