Test : Kena : Bridge of Spirits - Nintendo Switch 2

Kena : Bridge of Spirits - Nintendo Switch 2
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En 2021, Ember Lab a décroché quelques mâchoires avec Kena : Bridge of Spirits. Avec ses airs de film d’animation, le titre d’Ember Lab nous en a mis plein la vue. À tel point que l’annonce d’une version Nintendo Switch 2, malgré la puissance de cette dernière, pose question. La console de Nintendo est-elle capable de faire tourner le jeu dans une version correcte ?

Test effectué à partir d'une version Nintendo Switch 2


Kena : Bridge of Spirits

Nous avons donc là un jeu d’aventure à la troisième personne. Nous y suivons Kena, une jeune guide des esprits. Après un prologue d’une trentaine de minutes, elle arrive dans un petit village isolé et déserté par sa population. Le village étant visiblement maudit, Kena prend sur elle d’aider les esprits perdus dans les environs pour comprendre ce qu’il s’est passé et lever la malédiction. Sans grande prétention et cousu de fil blanc, le scénario de Kena : Bridge of Spirits se laisse néanmoins suivre grâce à des personnages secondaires attachants. Kena reste malheureusement peu intéressante, étant trop parfaite et lisse. Cela étant dit, nos chers bambins, à qui s’adresse le jeu, sont bien moins blasés que l’auteur de ces quelques lignes, et apprécieront davantage l'histoire.


Trois, le chiffre magique

Vous devrez donc aider 3 esprits dans 3 biomes différents. Mais ces derniers, totalement perdus, sont devenus agressifs et corrompent l’environnement. Il vous faudra donc récupérer 3 artefacts liés aux esprits en question avant de les invoquer, les combattre et lever la corruption de la zone. La structure est donc claire et bien définie, le jeu ne faisant rien pour la masquer et la rendre plus organique. Pour accomplir sa quête, Kena dispose de diverses capacités. Elle peut faire des doubles sauts, utiliser un arc et lancer des grenades spirituelles. Elle peut aussi escalader des parois.

Kena : Bridge of Spirits

Who you gonna' call ?

Le système de combat est assez basique au début de l’aventure, notre héroïne ne disposant que de deux types d’attaques (rapide et puissante), d’une roulade et d’un bouclier. Sa palette de coups s’étoffe assez vite néanmoins, avec l’arc et les grenades citées plus haut, mais aussi des coups spéciaux réalisés en symbiose avec les rots (rien à voir avec les remontées gastriques). Ces derniers sont de petites créatures mignonnes vivant dans la forêt que vous trouverez au fil de votre progression. Ce faisant, vous gagnerez des niveaux de Rots, débloquant ainsi des capacités spéciales. Si bien qu’à la fin de l’aventure ces derniers vous suivront en masse. Le maniement de Kena est fluide et agréable, les contrôles étant bien pensés, et les combats ne vous poseront pas de grosses difficultés en général. Cela dit, certains affrontements sont imbittables, notamment à cause d’une difficulté mal gérée ou de failles peu lisibles chez certains boss. Heureusement, ces occurrences sont rares.

Kena : Bridge of Spirits

Là-Haut

Comme dit plus haut, le titre est visuellement impressionnant. Le rendu visuel “à la Pixar” est une totale réussite. Mais, surtout, les équipes d’Ember Labs ont fait preuve ici d’un sens du cadrage remarquable. Les cinématiques nous ont souvent laissés bouche bée devant leur beauté esthétique. Nous avons tout juste remarqué certaines textures légèrement pixelisées sur les décors. Mais c’est du chipotage et il faut vraiment être un fieffé connard pour s’arrêter là dessus. Mais le plus beau, c’est que Kena reste fluide en toutes circonstances, même en mode graphismes. Le seul réel petit écueil technique noté est la présence de micro-temps de chargement à des moments inopportuns. Ils sont très courts, mais néanmoins dérangeants à l'ère des SSD.

Kena : Bridge of Spirits

Et sur la Switch 2 ?

Devant la maîtrise technique et l’esthétique riche et détaillée du titre d’Ember Lab, la question du rendu sur la dernière console de Nintendo se posait. Nous avons encore en tête le cas The Witcher 3. Nous n’allons pas vous mentir, même en mode TV, il y a bel et bien une perte visuelle. Cela dit, cette dernière est limitée, étant principalement visible sur le sol quand celui-ci apparaît au premier plan. Pour le reste, le titre reste visuellement magnifique, ne souffrant que de quelques rares ralentissements. En mode portable, nous n’avons constaté aucun ralentissement, mais cela se fait au prix d’une baisse de résolution notable. Si bien que l’image paraît parfois un peu “pâteuse”, sur les plans larges principalement.

Kena : Bridge of Spirits

Si nous avons pu constater des concessions techniques ça et là, surtout en mode portable, cette version Nintendo Switch 2 reste propre et très jolie, offrant ainsi une expérience très proche de celle fournie par les autres versions. C’est donc un bon titre titre que nous avons là.
10 avril 2026 à 13h02

Par

Points positifs

  • La direction artistique qui fait mouche
  • Les rots, trop choupinou
  • Des personnages secondaires attachants
  • Visuellement très proche des versions consoles de salon

Points négatifs

  • Manque d'originalité
  • Un personnage principal trop parfait
  • Certains affrontements pénibles
  • Des temps de chargement ?!
  • Quelques ralentissements en mode docké
  • Grosse baisse de résolution en mode portable

Gribouillé par...

pattoune

pattoune

Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.
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