Test : Resident Evil 4 Remake - Nintendo Switch 2

Resident Evil 4 Remake - Nintendo Switch 2
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Avec l'arrivée de Resident Evil 4 Remake sur Nintendo Switch 2, Capcom s'attaque à un défi technique particulièrement ambitieux. Déjà exigeant sur les consoles de précédente génération, le titre doit ici composer avec les contraintes d'une machine hybride. Le résultat est pourtant convaincant à bien des égards, grâce notamment à l'utilisation du DLSS, même si plusieurs compromis graphiques et des performances irrégulières viennent tempérer l'enthousiasme.

Test effectué à partir d'une version Nintendo Switch 2

Ce test se concentre exclusivement sur les aspects techniques de la version Nintendo Switch 2 de Resident Evil 4 Remake, notamment ses performances et sa qualité graphique. Pour une analyse complète du jeu, de son gameplay et de son contenu, nous vous invitons à consulter notre test original.

Une résolution très basse, mais un DLSS efficace

Pour faire fonctionner Resident Evil 4 Remake sur Switch 2, Capcom a considérablement réduit la résolution interne. En mode docké, le jeu fonctionne ainsi en 540p, contre 900p sur PS4 et environ 1944p avec reconstruction en damier sur PS5. Une différence considérable sur le papier, largement compensée par l'utilisation du DLSS de NVIDIA. La technologie de reconstruction d'image permet effectivement d'obtenir un rendu étonnamment propre compte tenu de la résolution native. La stabilité temporelle reste satisfaisante et la netteté générale se rapproche de celle de la version PS4. Certaines textures affichent même une qualité sensiblement supérieure à celle observée sur l'ancienne console de Sony, notamment grâce à une meilleure gestion du chargement des ressources.


Les concessions restent néanmoins nombreuses. Plusieurs sources lumineuses ne projettent plus d'ombres, les réflexions en espace écran disparaissent et l'éclairage volumétrique perd en précision. La végétation est également moins dense, tandis que certains détails du décor apparaissent plus tardivement. Les cheveux et les éléments végétaux constituent les principales faiblesses du DLSS, avec des artefacts particulièrement visibles en mouvement. Autre compromis notable : les animations des ennemis éloignés peuvent fonctionner à une fréquence considérablement réduite, parfois jusqu'au tiers de leur cadence normale. Un phénomène particulièrement perceptible lors des affrontements impliquant de nombreux adversaires.

Resident Evil 4 Remake

Des performances ambitieuses, mais trop instables

Capcom a fait le choix de viser les 60 images par seconde plutôt que de verrouiller le jeu à 30 FPS. Un objectif régulièrement atteint dans les environnements peu chargés, mais qui devient nettement plus difficile à maintenir pendant les séquences exigeantes. Les performances peuvent ainsi descendre dans les 50 FPS pendant certaines explorations, puis atteindre environ 45 FPS lors des combats les plus intenses. Malgré ces variations, la Switch 2 surpasse généralement la PS4, dont les performances oscillent davantage entre 35 et 45 FPS.

Resident Evil 4 Remake

En mode portable, la résolution interne chute aux alentours de 360p. Le DLSS continue de produire une image exploitable, mais le rendu devient plus granuleux, notamment sur la végétation et les cheveux. Les performances évoluent fréquemment entre 40 et 50 FPS, avec quelques ralentissements ponctuels. Heureusement, le VRR de l'écran semble fonctionner correctement et atténue une partie des variations de fluidité. Le principal regret concerne finalement l'absence d'un limiteur de fréquence d'images. Un mode verrouillé à 40 FPS aurait probablement offert une expérience plus homogène, particulièrement en mode docké où le VRR ne semble pas fonctionner convenablement.

Resident Evil 4 Remake

Resident Evil 4 Remake constitue une adaptation techniquement solide, malgré ses concessions évidentes. Le DLSS permet à la Switch 2 de dépasser la PS4 en fluidité tout en conservant une qualité visuelle comparable. L'irrégularité du framerate empêche néanmoins ce portage d'atteindre un niveau de finition véritablement exemplaire.
19 octobre 2026 à 16h36

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Points positifs

  • Une utilisation convaincante du DLSS
  • Des textures souvent supérieures à celles de la version PS4
  • Des performances globalement meilleures que sur PS4

Points négatifs

  • Un framerate trop fluctuant
  • Une résolution interne particulièrement faible en portable
  • Des animations ennemies et des effets visuels dégradés

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Jean-Claude Van Damme au corps, Jean-Claude Dusse dans la tête. C'est parfois l'inverse.
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