Test de l'Elgato Wave:3 Mk.2

Test de l'Elgato Wave:3 Mk.2
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Avec le Wave:3 MK.2, Elgato muscle, modernise et intègre encore mieux son micro USB dans son petit écosystème très confortable.
Le premier contact est rassurant puisque le Wave:3 MK.2 garde cette silhouette compacte, presque rétro, qui évite le gros cylindre noir posé au milieu du bureau. Il a légèrement grandi par rapport au Wave:3 original, mais il reste assez discret pour ne pas manger l’image en stream ou pendant une visioconférence. Le corps du micro, son support en U et sa façade plus lisible donnent une impression de produit mieux fini. Elgato a surtout revu l’affichage en façade, avec un anneau LED plus parlant pour le gain, le niveau d’entrée et la coupure micro. C’est simple, visible et efficace, même si la zone lumineuse peut parfois manquer de finesse quand on veut lire très précisément son niveau.


Le principe reste celui d’un micro USB à condensateur prêt à l’emploi. On branche, Wave Link le reconnaît et il devient possible d’obtenir une voix propre en quelques minutes. La grosse évolution se cache dans le traitement embarqué. Le Wave FX Processor permet de faire tourner directement dans le micro plusieurs effets DSP, avec filtre coupe-bas, expander, compresseur, égaliseur quatre bandes et Voice Tune. Une partie du travail audio ne dépend plus entièrement du PC, ce qui rend le résultat plus stable et surtout plus immédiat. À l’usage, le Wave:3 MK.2 trouve un équilibre assez rare pour un micro USB. Il conserve la précision d’un condensateur, avec une voix claire et bien découpée, mais il évite en grande partie l’effet trop sec et trop sensible de certains modèles. La capsule de 16 mm et la directivité pensée pour isoler davantage la voix font du bon boulot, surtout à une distance raisonnable. Elgato conseille une prise assez proche, autour de 10 à 20 cm, mais le micro reste exploitable un peu plus loin si la pièce n’est pas trop grande.

Elgato Wave:3 Mk.2

Le rendu vocal est clairement le point fort. Il y a du corps, de la présence et assez de détail pour une voix off, un stream, un podcast ou un Discord un peu chic. Les consonnes ressortent sans devenir agressives, les graves sont présents sans baver et les traitements intégrés aident à lisser les écarts de niveau. Clipguard 2.0 fait aussi partie des bonnes idées. Sur une montée de volume brutale, le micro encaisse mieux les excès et limite la saturation. L’Auto Gain Wizard mérite également son petit salut. Le réglage automatique du gain analyse la voix et propose une base propre, là où beaucoup d’utilisateurs se contentent encore de tourner une molette au hasard avant de compenser dans OBS. On peut ensuite peaufiner dans Wave Link, mais la base est déjà saine. Le bouton tactile de mute, placé sur le dessus, reste en revanche un peu trop sensible.

Elgato Wave:3 Mk.2

Le vrai luxe d’Elgato, ce n’est pas seulement le micro, c’est tout ce qu’il y a autour. Wave Link est devenu un mixer logiciel très solide, désormais ouvert aux micros non Elgato, capable de gérer jusqu’à huit sources et plusieurs mix. Pour un usage gaming, cela change beaucoup de choses. Le jeu, Discord, Spotify, le navigateur et la voix peuvent être séparés, dosés, traités et envoyés différemment au stream ou au casque. L’interface reste lisible, ce qui est assez rare et qu’il faut noter. Les effets disponibles dans Wave Link donnent de la marge. Compresseur, de-esser, EQ, presets et intégration avec Stream Deck permettent de passer rapidement d’une configuration stream à une configuration enregistrement ou appel vocal. Tout n’est pas parfait. Les effets se placent au début de la chaîne et ne peuvent pas toujours être différenciés aussi finement entre les différents mix, ce qui limite les configurations les plus maniaques. Mais pour la grande majorité des créateurs, le logiciel fait gagner du temps, évite les bricolages de VoiceMeeter et donne un résultat propre. Le Wave:3 MK.2 profite aussi de Voice Focus, la réduction de bruit assistée par IA d’Elgato. Elle n’est pas traitée directement par le micro mais par l’ordinateur, et elle aide à calmer une pièce un peu vivante. Bien réglée, elle retire une partie de l’écho et donne à la voix un cadre plus studio. Poussée trop fort, elle peut rogner certaines attaques, des rires courts ou des fins de phrase. C’est donc un outil à utiliser avec mesure, pas un bouton miracle à laisser systématiquement au maximum. La bonne nouvelle, c’est que le micro sonne déjà très bien sans lui dans un environnement correct.

Elgato Wave Link

Le Wave XLR MK.2 qui accompagne ce setup a une logique légèrement différente. Le Wave:3 MK.2 se suffit à lui-même en USB, mais le Wave XLR ouvre la porte aux micros XLR et à une installation plus évolutive. L’interface propose une résolution 24 bits, un échantillonnage à 48 kHz, jusqu’à 80 dB de gain, une alimentation fantôme 48 V, une dynamique de 135 dB et une sortie casque 3,5 mm. Sur le bureau, il joue le rôle de centre de contrôle audio compact, avec le même ADN que le reste de la gamme : simplicité devant, réglages costauds derrière. Pour ceux qui veulent garder le Wave:3 MK.2 aujourd’hui et passer demain sur un micro XLR plus typé, c’est une passerelle très cohérente. Pour ceux qui ne comptent jamais quitter l’USB, il devient forcément moins indispensable, mais il reste précieux dans un setup mixte ou évolutif. Le Wave Mic Arm complète l’ensemble avec moins de panache technique, mais beaucoup d’utilité. Un bon micro posé sur un petit pied de bureau finit vite par capter les vibrations, les coups dans la table et les mains qui cherchent une touche au mauvais endroit. Le bras règle une bonne partie du problème. La version MK.2 supporte de 200 à 1 200 g, propose une portée horizontale de 950 mm, une portée verticale de 850 mm, une rotation à 360 degrés et des adaptateurs 3/8 et 5/8 pouces. La pince accepte jusqu’à 60 mm d’ouverture, ce qui couvre la majorité des bureaux. Surtout, le cable management intégré garde l’installation propre, avec une amplitude suffisante pour placer le micro près de la bouche sans problème.

Elgato Wave XLR

Le Wave:3 MK.2 est une très belle évolution d’un micro déjà apprécié. Il ne cherche pas à écraser le marché par le prix, mais par le confort, le rendu vocal et l’écosystème. Avec Wave Link, le Wave XLR et le Wave Mic Arm, Elgato propose un setup presque clé en main, sérieux sans être pénible, précis sans être intimidant. Quelques défauts subsistent, notamment le mute trop sensible et un Voice Focus à doser calmement, mais l’ensemble frôle le sans-faute pour les créateurs.
04 juin 2026 à 10h04

Par Lorris

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