Test du Corsair HS35 v3 Wireless

Test du Corsair HS35 v3 Wireless
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Les casques gaming abordables aiment généralement choisir entre confort, polyvalence et qualité sonore. Le Corsair HS35 v3 Wireless tente de conserver les trois, sans illumination RGB ni logiciel tentaculaire pour détourner l’attention.
Le HS35 a toujours occupé une place assez facile à comprendre dans le catalogue de Corsair. Il ne s’agit ni du modèle destiné à exhiber ses matériaux luxueux, ni du casque bardé de fonctions prout-prout. Cette troisième version sans fil conserve cette philosophie tout en modernisant suffisamment la formule. Le premier changement important concerne naturellement la connectivité. Le HS35 v3 Wireless peut fonctionner avec son récepteur 2,4 GHz, en Bluetooth ou directement avec son câble USB. Le petit émetteur mérite d’ailleurs quelques félicitations, car son connecteur USB-C vient se loger dans un adaptateur USB-A. Il devient ainsi possible de passer d’un PC classique à une console portable ou à une machine plus récente sans collectionner les rallonges. 


La compatibilité couvre officiellement le PC, les PlayStation, les Nintendo Switch, les Mac et les appareils mobiles. Les consoles Xbox ne figurent pas dans cette liste, ce qui doit être pris en compte avant l’achat. Sur les autres plateformes, le casque se montre peu capricieux. Le récepteur 2,4 GHz reste la solution à privilégier pour jouer grâce à sa latence réduite et à une restitution légèrement plus propre. Le Bluetooth convient davantage à un smartphone, une tablette ou une écoute musicale loin du bureau. La liaison filaire USB permet enfin de continuer à utiliser le casque pendant sa recharge, sans toutefois offrir la souplesse universelle d’une prise mini-jack analogique. Corsair ne permet pas de mélanger simultanément les flux Bluetooth et 2,4 GHz, il faut donc basculer manuellement d’une connexion à l’autre. Impossible, par exemple, de conserver le son d’une partie sur PC tout en prenant un appel depuis un téléphone. Certains concurrents proposent cette fonction, mais rarement sans faire grimper la facture. La portée annoncée peut atteindre 20 mètres lorsque rien ne vient contrarier le signal. Dans des conditions réelles, les murs lui rappellent toutefois assez vite sa place dans la gamme. Les premières coupures peuvent apparaître en quittant la pièce ou en s’éloignant derrière plusieurs cloisons. Rien de problématique pour jouer devant son écran ou sa télévision, mais le HS35 v3 Wireless n’est pas le meilleur compagnon pour faire le tour de la maison en continuant à suivre une conversation.

Corsair HS35 v3 Wireless

Une fois posé sur la tête, le HS35 v3 Wireless trouve rapidement son principal argument. Avec environ 250 grammes sur la balance, microphone compris ou non selon les mesures, il se classe parmi les casques sans fil les plus légers de sa catégorie. La différence se ressent immédiatement face à certains modèles dépassant allègrement les 300 grammes. Corsair utilise un arceau flottant réglable, chargé de répartir la pression au lieu de la concentrer sur le sommet de la tête. Le système fonctionne bien et demande moins de manipulations qu’un arceau traditionnel à crans. Les coussinets circum-auriculaires sont recouverts de tissu respirant, plus agréable lorsque la température commence à grimper que le similicuir fréquemment rencontré sur les casques abordables. La chaleur s’accumule moins vite et les oreilles disposent d’un espace suffisant pour ne pas frotter constamment contre l’intérieur des coques. C’est appréciable, surtout en ce moment. Le confort n’atteint pas celui des références les plus généreusement rembourrées. Les coussinets restent relativement fins et l’isolation passive se contente de réduire les bruits ambiants plutôt que de les faire disparaître. En contrepartie, le casque serre raisonnablement et laisse mieux circuler l’air. 

Corsair HS35 v3 Wireless

Les personnes ayant une tête particulièrement large devront néanmoins vérifier l’ajustement. L’amplitude offerte par l’arceau flottant n’est pas infinie et la pression latérale peut devenir plus sensible dans ce cas. Pour la majorité des morphologies, le maintien se montre toutefois équilibré, suffisamment ferme pour accompagner quelques mouvements sans transformer les branches de lunettes en souffrance. La construction repose très largement sur du plastique. Cela se voit et cela se sent, notamment lorsque le casque est comparé aux modèles de milieu ou de haut de gamme utilisant davantage de métal. Le HS35 v3 Wireless ne cherche pas réellement à faire croire le contraire. L’assemblage demeure propre, l’arceau ne produit pas de craquements inquiétants lors des manipulations ordinaires et les écouteurs peuvent pivoter pour être posés à plat. Les quelques touches colorées autour des articulations évitent également à l’ensemble de ressembler à un casque de centre d’appels. Le résultat manque un peu de raffinement, mais pas de cohérence. L’absence de RGB participe même à sa discrétion. Une fois le microphone retiré, il peut être porté en déplacement sans annoncer à tout le wagon qu’une partie classée est prévue à l’arrivée. À ce prix, mieux vaut un plastique correctement exploité qu’une plaque métallique purement décorative ajoutant du poids au mauvais endroit.

Corsair HS35 v3 Wireless

Les commandes sont regroupées sur l’écouteur gauche. Une molette numérique s’occupe du volume, tandis qu’un bouton multifonction gère notamment l’alimentation et le changement de connexion. La coupure du microphone reste directement accessible et un voyant rouge permet de vérifier son état. L’organisation demande un court temps d’adaptation, mais évite ensuite de fouiller dans les menus du système en pleine partie. Sous les coques prennent place des transducteurs en néodyme de 50 mm, avec une réponse en fréquence annoncée de 20 Hz à 20 kHz. La taille des haut-parleurs ne garantit évidemment pas à elle seule une bonne restitution, mais Corsair les utilise ici pour produire un son suffisamment ample, capable de conserver une bonne lisibilité lorsque les effets commencent à s’empiler. Le réglage met surtout l’accent sur les médiums, les voix et les informations utiles au jeu. Les bruits de pas, les rechargements, les échanges radio et les tirs lointains se détachent correctement. Le placement stéréo se montre précis pour cette gamme de prix et permet d’identifier sans trop d’efforts la direction d’un adversaire dans un jeu compétitif. Les aigus apportent suffisamment de définition, même s’ils peuvent devenir un peu secs lorsque le volume monte. Les basses sont présentes, contrôlées et plutôt rapides. Elles donnent du poids aux explosions et aux armes sans recouvrir les dialogues. En revanche, les amateurs de grondements très profonds risquent de rester sur leur faim. 

Corsair HS35 v3 Wireless

Le casque n’apparaît pas dans iCUE, le logiciel maison de Corsair et ne propose donc ni égaliseur complet, ni profils enregistrables, ni réglage avancé du microphone. Dolby Access compense partiellement cette lacune sur PC, mais les autres plateformes doivent composer avec la signature sonore choisie en usine. Un produit simple peut éviter les logiciels inutiles, mais un égaliseur facultatif n’aurait pas vraiment transformé le HS35 en usine à gaz. Le microphone omnidirectionnel se fixe sur l’écouteur gauche grâce à une prise dédiée. Sa tige flexible reste bien en position et peut être retirée lorsque le casque sert uniquement à écouter de la musique ou à regarder un film. Cette modularité améliore nettement son aspect en déplacement et évite de devoir conserver une perche relevée devant le visage. La voix transmise reste claire et intelligible pour les parties en ligne, les appels et les réunions occasionnelles. Le niveau ne varie pas de manière gênante et les communications Discord passent sans difficulté. Le résultat manque toutefois de corps, avec une compression audible et des consonnes parfois assez sèches. Les plosives et les respirations peuvent également ressortir, faute de bonnette et de traitement logiciel poussé. 

Corsair HS35 v3 Wireless

L’autonomie officielle atteint 30 heures avec la connexion 2,4 GHz et le volume réglé à 50 %. Elle peut monter jusqu’à environ 32 heures en Bluetooth. Les différents essais réalisés avec un volume modéré retrouvent cette valeur et parviennent parfois à la dépasser légèrement. Le casque peut donc traverser plusieurs journées de travail et quelques soirées de jeu avant de réclamer son câble. Ces chiffres ne battent plus de record à une époque où certains modèles annoncent 60, 80 ou même plusieurs centaines d’heures. Ils restent néanmoins largement suffisants pour l’usage visé. La possibilité de jouer en USB pendant la recharge limite également les conséquences d’un oubli. Il faudra simplement se contenter du voyant pour surveiller l’énergie restante, l’absence d’iCUE privant le casque d’une indication plus précise sur ordinateur.

Corsair HS35 v3 Wireless

Le Corsair HS35 v3 Wireless ne transforme pas l’audio gaming, mais il évite la plupart des erreurs habituelles des casques abordables. Léger, respirant, polyvalent et efficace pour repérer les sons importants, il se montre particulièrement agréable au quotidien. Sa portée moyenne, son microphone sensible au bruit et l’absence d’égaliseur empêchent le sans-faute. À son tarif, l’ensemble reste pourtant remarquablement cohérent et facile à recommander.
24 juillet 2026 à 12h13

Par Lorris

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