Test de la SanDisk microSD Express 512 Go (Switch 2)

Test de la SanDisk microSD Express 512 Go (Switch 2)
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Avec la Switch 2, la carte mémoire ne sert plus uniquement à stocker quelques captures ou à archiver des jeux. Elle doit désormais être suffisamment rapide pour accueillir et lancer directement les titres installés. La SanDisk microSD Express 512 Go répond à cette nouvelle contrainte en adoptant une interface habituellement réservée aux SSD.
À première vue, cette carte ressemble à n’importe quelle microSD. Ses dimensions restent identiques et elle conserve une première rangée de contacts assurant sa compatibilité avec les anciens lecteurs UHS-I. Une seconde rangée apparaît toutefois au dos afin d’exploiter une interface PCIe 3.1 et le protocole NVMe.


Cette évolution permet d’augmenter fortement les débits théoriques. SanDisk annonce jusqu’à 880 Mo/s en lecture séquentielle et 650 Mo/s en écriture séquentielle, avec un minimum de 220 Mo/s en écriture soutenue. Ces chiffres placent la carte bien au-dessus des modèles UHS-I traditionnels, généralement limités à des vitesses nettement inférieures dans des conditions réelles. Cette différence technique est indispensable sur Switch 2. La console impose l’utilisation d’une carte microSD Express pour installer et lancer des jeux depuis le stockage externe. Une ancienne microSD peut encore servir dans certains cas, notamment pour récupérer des captures d’écran ou des vidéos, mais elle ne peut pas être utilisée comme une extension normale de la bibliothèque.

La boîte se montre particulièrement dépouillée puisqu’elle contient uniquement la carte. Aucun adaptateur SD ni lecteur microSD Express n’est fourni. Ce choix n’est pas gênant pour une utilisation exclusivement destinée à la console, mais il devient en revanche plus contraignant pour transférer des fichiers depuis un ordinateur, car un lecteur UHS-I classique limite immédiatement les performances. La carte peut malgré tout fonctionner dans un ancien lecteur, un smartphone ou une première Switch. Elle est alors reconnue comme une microSD traditionnelle et utilise uniquement son interface UHS-I. La compatibilité est donc bien présente, mais sans les avantages de vitesse liés à la norme Express.

La capacité mérite également une précision. Les 512 Go indiqués sur l’emballage correspondent à une mesure décimale. Une fois convertie et formatée, la quantité réellement affichée par la console est inférieure. Sur certains exemplaires testés, la Switch 2 indiquait environ 456 Gio disponibles, alors que la conversion théorique approche plutôt les 477 Gio. Cette différence peut provenir du formatage, des données de gestion ou d’une zone réservée par le contrôleur. 

SanDisk microSD Express 512 Go

Utilisée avec un lecteur Express compatible sur ordinateur, la carte peut s’approcher des valeurs communiquées par le constructeur. Certaines mesures dépassent même légèrement 890 Mo/s en lecture et atteignent environ 670 Mo/s en écriture dans des tests séquentiels favorables. Ces résultats ne se retrouvent pas directement sur Switch 2. La console impose ses propres limites, notamment lors des transferts entre la mémoire interne et la carte. Plusieurs mesures placent les vitesses autour de 90 Mo/s lors d’une copie vers la SanDisk et autour de 110 Mo/s lors d’un transfert vers le stockage interne. Un jeu de 21,9 Go pouvait ainsi être déplacé vers la carte en environ quatre minutes. Le trajet inverse demandait un peu moins de temps, avec un débit moyen proche de 100 Mo/s. Pour un titre dépassant 60 Go, il fallait compter un peu plus de quatorze minutes vers la microSD et environ douze minutes dans l’autre sens.

L’écart avec les débits annoncés n’indique pas un problème matériel. Les valeurs maximales sont mesurées avec un lecteur adapté, dans des conditions spécifiques et sur des transferts séquentiels. Sur la console, le stockage interne, le système de fichiers et le contrôleur deviennent à leur tour des facteurs limitants. En jeu, les différences entre les principales cartes Express restent réduites. Sur Mario Kart World, le lancement depuis la SanDisk demandait environ dix-neuf secondes, contre un peu plus de seize secondes depuis la mémoire interne. Cette proximité s’explique en partie par les limites de la console. Une carte capable d’atteindre de très hauts débits sur ordinateur n’est pas forcément plus rapide dans les menus ou pendant le chargement d’un jeu. La régularité et la stabilité comptent ici davantage que le meilleur résultat obtenu sur un benchmark isolé.


Le format microSD impose une forte densité de composants. Le contrôleur PCIe et la mémoire flash sont enfermés dans un espace très réduit, ce qui peut entraîner une hausse de température lors de longs transferts sur ordinateur. SanDisk utilise un système thermique baptisé ThermAdapt afin de limiter les variations de performances. Des baisses temporaires de débit restent néanmoins possibles lorsque la carte chauffe dans un lecteur peu ventilé. Certains lecteurs Express concurrents intègrent d’ailleurs une ventilation active pour maintenir des performances stables lors des charges prolongées.

Sur Switch 2, cette contrainte se montre moins visible. La console limite déjà les transferts à des valeurs bien inférieures aux capacités maximales de la carte. La température devient surtout un sujet lors de copies lourdes réalisées sur ordinateur avec un lecteur Express rapide. L’absence de lecteur fourni reste donc l’une des principales limites pratiques du produit. Pour profiter pleinement des performances annoncées en dehors de la console, il faut ajouter le coût d’un équipement compatible. Un lecteur UHS-I permet bien d’accéder aux fichiers, mais il supprime presque tout l’intérêt de la technologie Express.

SanDisk microSD Express 512 Go

Sur Switch 2, la SanDisk microSD Express 512 Go fait exactement ce qu’on attend d’elle. Elle permet d’élargir confortablement la ludothèque, de lancer les jeux directement depuis la carte et de conserver des temps de chargement proches de ceux du stockage interne. Les écarts avec les autres modèles Express restent faibles, mais la régularité est bien au rendez-vous. Pour la console de Nintendo, le choix se fera donc surtout sur le prix, la capacité réellement disponible et la confiance accordée à la marque.
04 août 2026 à 14h46

Par Lorris

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