Test de l'EPOMAKER GX1

Test de l'EPOMAKER GX1
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Avec le GX1, Epokmaker s’attaque au casque gaming sans fil et choisit une entrée assez peu conventionnelle, avec une conception ouverte, beaucoup d’équipement et un tarif très abordable.
Le GX1 propose d’imposantes oreillettes circulaires, percées sur l’extérieur, le RGB s’invite derrière leur grille et plusieurs coloris sont proposés, dont du noir, du blanc et du rose. La version noire agrémentée d’éléments rouges assume particulièrement bien son côté périphérique de joueur, mais l’ensemble reste finalement assez sage. À environ 320 grammes, il n’est ni spécialement léger ni franchement lourd. C’est surtout sa répartition du poids qui fait le travail. L’arceau offre sept niveaux de réglages et les coussinets épais entourent correctement les oreilles, y compris avec des lunettes. Après plusieurs heures, la pression reste raisonnable et aucun point particulier ne vient rappeler brutalement que quelque chose est posé sur le crâne. 


Les matériaux trahissent davantage le positionnement tarifaire. Le plastique reste très présent et personne ne confondra le GX1 avec un modèle audiophile vendu cinq ou six fois plus cher. Pourtant, l’assemblage tient bien la route. Les charnières semblent suffisamment rigides, les réglages restent en place et les manipulations n’entraînent pas cette symphonie de grincements qui accompagne encore certains casques bon marché. Le véritable intérêt du GX1 se trouve toutefois ailleurs. Epomaker a choisi une conception open-back, donc ouverte à l’arrière des transducteurs. Cette architecture est encore assez rare parmi les casques gaming sans fil abordables, où les modèles fermés représentent l’immense majorité du marché. L’idée consiste à laisser davantage circuler l’air et le son, ce qui permet d’obtenir une scène sonore plus ample et moins enfermée entre les deux oreilles.

Le résultat est immédiatement perceptible dans les jeux disposant d’un environnement sonore travaillé. L’espace respire davantage, les effets semblent mieux détachés les uns des autres et la sensation de profondeur gagne en naturel. Sur un FPS, les pas, tirs et déplacements ressortent avec une localisation convaincante. Valorant, Counter-Strike 2 ou encore Overwatch profitent particulièrement bien de cette spatialisation, avec des informations directionnelles faciles à identifier dans le feu de l’action. Même constat sur des jeux un peu moins portés sur la compétition, où les environnements profitent simplement d’une scène sonore moins étriquée. 

EPOMAKER GX1

Les transducteurs dynamiques de 50 mm couvrent une plage annoncée de 20 Hz à 20 kHz. Ils offrent une restitution plutôt équilibrée, avec des médiums lisibles, des aigus suffisamment propres et des basses présentes sans devenir l’unique raison d’être du casque. Les amateurs de grosses explosions faisant trembler les plombages pourront trouver le bas du spectre un peu sage. Ce n’est pas nécessairement un défaut en jeu, puisque cette retenue évite justement que les fréquences graves ne viennent recouvrir les petits détails nécessaires au positionnement. Pour la musique, le rendu reste agréable pour ceux qui recherchent un casque très chaleureux ou particulièrement démonstratif.

La contrepartie de cette conception ouverte est évidemment impossible à contourner. Le GX1 n’isole presque pas des sons extérieurs et laisse également une partie de son propre signal sonore s’échapper. Dans une pièce calme, ce comportement est rarement gênant et permet même de rester conscient de ce qui se passe autour. Dans un bureau partagé, un train ou à proximité d’une télévision allumée, l’expérience devient nettement moins intéressante. Les voisins de canapé pourront également profiter gratuitement de la bande-son. 

EPOMAKER GX1

Cette architecture apporte tout de même un autre avantage moins spectaculaire sur une fiche technique, mais beaucoup plus agréable après quatre heures de jeu : la circulation de l’air limite nettement l’accumulation de chaleur autour des oreilles. Les coussinets restent certes capables de tenir chaud lors des journées estivales, mais l’ensemble respire davantage qu’un casque totalement fermé. Entre la pression modérée, le poids raisonnable et cette ventilation naturelle, Epomaker tient un casque qui peut rester longtemps en place sans se transformer en sauna.

EPOMAKER GX1

La connectivité constitue probablement l’autre gros morceau du GX1. Epomaker propose du 2,4 GHz, du Bluetooth et une utilisation filaire. Pour jouer, le premier reste évidemment le choix à privilégier. Le constructeur annonce environ 25 ms de latence et, en pratique, aucun décalage véritablement perceptible ne vient perturber les parties. La connexion reste stable, l’appairage s’effectue rapidement et le casque retrouve sa liaison sans demander de cérémonie particulière après l’allumage. Le dongle est compatible avec l’USB-C et l’USB-A grâce à son adaptateur, ce qui facilite largement son utilisation entre plusieurs machines. PC, Mac, PlayStation 4, PlayStation 5 et Nintendo Switch peuvent profiter du sans-fil en 2,4 GHz. Le Bluetooth prend ensuite le relais pour un téléphone ou une tablette, tandis que la connexion filaire permet notamment de continuer à utiliser le casque lorsque la batterie est vide. Les Xbox Series restent en revanche limitées à cette dernière solution, le dongle sans fil n’étant pas pris en charge. La polyvalence demeure malgré tout largement supérieure à celle de nombreux périphériques de cette gamme.
EPOMAKER GX1

Les commandes physiques installées sur les oreillettes remplissent correctement leur fonction, mais leur disposition manque un peu de discernement. Les boutons d’alimentation, de coupure du micro et d’éclairage sont assez proches les uns des autres. Les premières manipulations à l’aveugle peuvent donc produire quelques erreurs, notamment lorsque l’objectif était simplement de couper le micro avant de découvrir que le RGB vient plutôt de changer d’état. Une molette de volume complète heureusement l’ensemble et se montre nettement plus intuitive. Les indications vocales facilitent également l’utilisation, même si certaines notifications peuvent paraître un peu trop enthousiastes en matière de volume. 

EPOMAKER GX1

Le microphone principal est monté sur une perche détachable et dispose d’une réduction de bruit environnementale ENC. Un second microphone intégré permet de conserver des fonctions vocales lorsque la perche est retirée. Dans Discord, le premier offre une voix suffisamment claire et naturelle pour jouer confortablement. La réduction de bruit atténue efficacement les sons continus tels qu’un ventilateur ou une climatisation, même si les frappes d’un clavier mécanique et certains clics restent susceptibles de passer. Le micro intégré dépanne bien mais produit une voix plus distante. Dans tous les cas, la perche reste la solution à utiliser dès qu’une communication correcte devient importante. Il ne faut pas non plus attendre du GX1 qu’il remplace un véritable microphone dédié pour du streaming ou du podcast. La voix manque encore d’un peu de finesse et peut sembler légèrement compressée. 

EPOMAKER GX1

Côté logiciel, le GX1 reste assez loin des grandes suites proposées par Logitech, SteelSeries ou Razer. On retrouve des réglages d’égalisation, l’activation du surround virtuel, quelques effets supplémentaires et des paramètres concernant le microphone et la réduction du bruit. Tout l’essentiel est là, mais l’interface manque de raffinement et les possibilités restent limitées. L’absence d’informations plus précises sur la batterie ou d’options RGB particulièrement poussées laisse également une petite impression de service minimum. 

EPOMAKER GX1

Reste enfin l’autonomie, et Epomaker a ici réussi un joli coup. La batterie de 2000 mAh peut atteindre environ 70 heures lorsque l’éclairage RGB est désactivé. Avec les lumières en fonctionnement, ce chiffre descend aux alentours de 30 heures, ce qui donne une excellente raison supplémentaire d’éteindre une illumination que le porteur du casque ne peut de toute manière pas admirer. Les essais prolongés réalisés avec le RGB coupé se sont approchés de l’autonomie annoncée, au point de pouvoir utiliser le casque durant plusieurs jours sans penser au chargeur. La recharge complète nécessite environ trois heures et vingt minutes via USB-C. Ce n’est pas particulièrement rapide, mais l’autonomie élevée rend cette durée beaucoup moins pénalisante. Le casque peut en outre continuer de fonctionner pendant qu’il est alimenté, ce qui évite de mettre fin à une session simplement parce qu’une batterie a été oubliée la veille. 

EPOMAKER GX1

Pour une première incursion dans le casque gaming, Epomaker ne s’est pas contenté de faire acte de présence. Le GX1 possède une vraie identité grâce à sa conception ouverte et ajoute autour d’elle tout ce qu’il faut pour devenir un compagnon quotidien particulièrement convaincant. Tant que l’utilisation se fait dans un environnement calme, il devient franchement difficile de lui reprocher grand-chose au regard de son tarif (49.99€).
08 septembre 2026 à 16h37

Par Lorris

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